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Chef de Projet : Starbuck 

" Ici est enterré l'histoire de l'Agartha, parmi les cendres du passé. Une mémoire sanglante de corruption et de haine, derrière un mur de roses. Avec cet ouvrage restera les plus profonds secrets dissimulés sous la couronne royale, les informations non-divulguées, et cette culture erronée de l'apparence par dessus tout. Si la réalité est un miroir, il faut croire que notre royaume a écopé des 7 ans de malheur prédits par l'usage. " - Archimède, dans " L'Acacia "

1. Le Royaume d'Agartha

Le Royaume d'Agartha est un royaume au tempérament plutôt indépendant situé dans les Royaumes de l'Est, à l'extrême Centre-Est de ces derniers. Il s'encastre dans une situation politique figée, étant un royaume bien moins glorieux et imposant que le reste des royaumes humanoïdes d'Azeroth. Il profite néanmoins d'une certaine neutralité, de par son éloignement tant géographique que politique avec le reste des guerres intestines de l'Alliance et de la Horde. 

Ainsi, soigneusement retranché dans son coin, le Royaume prospère, tant bien que mal, en jouant sur l'ensemble de ses atouts pour nourrir son peuple, créer sa culture, l'exporter à très petite dose, mais aussi et surtout : faire fortune dans le commerce.

Car en effet, si le Royaume d'Agartha doit être connu pour autre chose que son étiquette, son lettrage, et ses décors féeriques, c'est pour son sens affuté du commerce, qui serait presque devenu plus important aux yeux de la régence que la question de la sécurité de son peuple. Le royaume prospère énormément grâce à sa compétitivité dans le domaine de l'exportation de ressources utilisables. 

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Humble royaume commerçant aux ambitions pourtant grandes, il noue un lien commercial plus dense envers l'Alliance, qui assure un revenu minimum à la capitale, ce qui lui permet d'ancrer la vie des citoyens dans une routine criarde et monotone. A ce sens du commerce il faut néanmoins ajouter le " Mode de vie Agarthien ", qui est dépeint comme étant une étiquette sociale. Un mode de vie, un comportement, un lettrage, une manière de s'exprimer, la culture Agarthienne pourrait parfaitement se stabiliser dans un univers fantaisiste romanesque de filles de bonne naissance. Des chevaliers en armures pimpantes et décorées viennent aux secours de jeunes femmes en détresse, une aristocratie sus-nommée parvient à se hisser au plafond du monde et ont de serviles citoyens à qui faire la vie dure, et toute une fabulation gravite autour de la figure d'autorité suprême du Royaume, la Reine; Agartha. 

C'est précisément parce qu'il est issu d'un conte de fée que le royaume garde jalousement ses coutumes derrière d'épais murs, afin de laisser le rêve perdurer pour quiconque n'aurait pas l'opportunité de s'aventurer un jour dans les bois chauds de la capitale. C'est en vérité une excuse terrible à une philosophie régente conservatrice et horriblement misonéiste. La plupart des citoyens de la capitale naissent et meurent sur place, les quelques rares personnes étant autorisées à circuler en dehors des murs étant les officiers militaires, quelques rares commerçant, et bien évidemment des ambassadeurs et porte-voix. Mais qu'ils soient armurés ou non, ces quelques rares voyageurs sont généralement bien assez enchantés par ce bourrage de crâne local qu'ils ne ternissent jamais la réputation fantasque du Royaume qu'ils représentent.

2. Organisation

Le Royaume d'Agartha s'illustre aussi dans l'originalité au travers de la régence et l'organisation du Royaume dans son ensemble. Il fonctionne sur un système racinal plutôt simple, présent autant pour stigmatiser et ancrer à jamais dans l'esprit des citoyens le fonctionnement quasi machinal du royaume que pour compartimenter les secteurs d'activités, et faire preuve d'un horrible sens sélectif en ne mettant qu'en haut de l'échelle les personnes portant le bon nom de famille, et les bonnes attributions, qu'importe leurs compétences, tant qu'ils sont soumis à la monarque côtoyant le rang de divinité tant elle est encensée par son peuple.

Au sommet de la pyramide nous retrouvons donc évidemment la Reine, qui incarne la voix suprême, celle qu'on ne voit jamais mais qu'on entend, le guide du peuple, autant dans l'amour que dans la haine, la personne la plus adorée et adulée de l'ensemble du Royaume. Elle incarne, dans ce système paradoxal, en un sens la monarchie absolue. Individu entouré d'un aspect divin, comme élue par la Sainte, si tant est qu'elle existe figée dans un mysterium tremendum faisant fabuler le paysan comme le penseur.

Aux pieds de la Reine se trouvent 6 consuls, ou " Lord ", si vous vous aventurez à user de jolis noms. Chaque consul est le représentant d'une bonne famille proche de l'entourage de la Reine, et chacun des 6 consuls représentent un " Aspect Primordial " du royaume, un domaine de compétence particulièrement cher à l'Agartha. Nous trouvons

  • Le consul de la Lumière : Représentant de la foi en Agartha, et plus particulièrement de la Lumière, qui a été reconnue depuis déjà quelques temps comme la seule et unique éducation théologique valable. C'est celui qui dirige l'église, et par extension une partie de l'éducation. Il est le référant direct présent au sommet de la hiérarchie ecclésiastique.
  • Le consul du Commerce : Également considéré comme étant le consul responsable des affaires publiques, c'est celui qui représente généralement le royaume par-delà ses frontières, qui est chargé d'assurer les accords commerciaux, et qui s'occupe des affaires de la nation en dehors de ses murs.
  • Le consul Militaire : Qui, à l'inverse du consul du commerce, est, lui, chargé de veiller à la formation, la compétence, et l'organisation de l'ensemble des troupes militaires du Royaume. Il a des rapports dans toutes les provinces et cités-état, et est chargé de transmettre l'étiquette aux militaires entraînés, d'en faire de bons soldats, et de leur faire éprouver le même patriotisme que l'on aimerait attribuer instinctivement aux représentants de la nation.
  • Le consul de la Noblesse : Quoi de plus logique qu'un représentant pour donner encore plus de crédibilité à l'aristocratie décadente et horriblement riche du Royaume ? Le Consul de la Noblesse est généralement le consul ayant le moins de travail, puisqu'il est essentiellement là à titre symbolique pour " officialiser " le rapport privilégié qu'entretient le Royaume avec sa chère noblesse précieuse et emplie de codes inutiles.
  • Le consul de la Marine : A ne pas confondre avec le consul militaire ou le consul commerçant, le représentant de la gestion maritime est en vérité autant chargé d'assurer la stabilité et la compétence des navires utilisés pour le commerce que d'assurer la fiabilité des navires utilisés pour défendre le Royaume. Il a un rôle essentiellement axé vers la sécurité maritime, et s'illustre plus comme étant un assistant et un conseiller avisé du domaine commercial et militaire.
  • Le consul du peuple : Esprit saint dans un organigramme ne l'étant pas, le consul représentant du peuple est celui qui représente cette fameuse " vox populi ", celui qui écoute les vagabonds, les va-nu-pieds, et les bardes en retraite. Bien souvent ignoré par ses confrères et consoeurs, qui préfèrent bien évidemment vivre dans l'opulence et la tranquillité, il a sans doute écopé du travail le plus ingrat, mais aussi paradoxalement le plus important.


A savoir que les consuls ont également le choix de l'endroit où ils désirent exercer leur pouvoir. Certains, comme le consul de la Lumière, celui représentant l'aspect Militaire, la Noblesse, et la Marine, logent et travaillent directement à la capitale, afin de rester au plus proche possible de " l'action " et exercer leurs attributions dans de meilleures conditions.

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Néanmoins, chaque consul, en portant la " Main du consul " (qui est un ornement honorifique, une énième décoration qu'on apprête aux élus), obtient le droit d'avoir un " fief ", un endroit où il serait régent, et pourrait servir sa grande nation en y oeuvrant, le tout dans une certaine indépendance et délaissement de la capitale, à partir du moment où la Sainte Autorité de sa Magnificence est respectée. C'est par exemple le cas du consul du peuple, qui depuis plus d'une génération fait de son mieux pour remonter le moral du peuple présenté à la capitale, tout en essayant de faire éclore la désormais très fameuse province d'Aulnay.

En dessous des consuls se trouvent les représentants de l'aristocratie, avec leurs nombreux titres, qui n'ont évidemment pas de pouvoirs exécutifs à faire valoir, mais qui, en tant que personnes de bonne naissance, ont indéniablement une voix au chapitre des résolutions et des décisions prises par la régence, même régence qui, du coup, n'écoute que la bourgeoisie, quitte à alourdir encore un peu le poids accablant déjà les épaules des citoyens serviles.

Puis vient enfin un peu de logique, avec les " Maires " qui eux sont les représentants des petits villages eux-mêmes centrés dans des provinces, ceux qui ont une certaine indépendance, et peuvent organiser leur village plus ou moins comme ils l'entendent, et ce peu importe la taille et l'effectif du village, du moment qu'il remplit son travail et reste soumis à la couronne.

Une des seule exception possible est le cas de Fort-Blanc , qui est une cité-état affiliée au Royaume d'Agartha mais qui s'est enterrée bien plus au nord. C'est à cet endroit qu'on été " conviés " à se rejoindre les Premiers-Agarthiens , ces Agarthiens premiers-nés descendant de la civilisation, personnification douloureuse de l'héritage païen et asservi de ce pourtant si glorieux Royaume.

Enfin, dans une masse informe, se trouvent toutes les éructations populaire sans droit ni voix. Ceux dont on oublie l'existence, mais qui s'en ravisent puisqu'ils n'ont de toute manière pas le temps d'y réfléchir. Ceux à qui on a fait croire que des dragons rôdaient par delà les murs d'Agartha, et que leur situation était enviée par des centaines d'autres personnes.. Que le dur labeur de leur quotidien n'est en vérité qu'une logique implacable à respecter à la lettre pour maintenir la paix et la gloire sur le royaume qui les a vu naître.

En bref, le Royaume d'Agartha s'articule avec des classes sociales définies lorsqu'elles sont utiles, et entassées dans un coin du Royaume lorsqu'elles ont trop d'effectifs ou trop peu d'intérêt propre, ce qui convient parfaitement à la logique même du royaume, qui est de tout enfermer dans des cases afin d'être certain de la réponse à apporter en cas d'insurrection. Pour ce qui est du système judiciaire et pénal, il faut savoir que le Royaume, comme vous l'aurez sans doute deviné, aime se donner en spectacle.

La plupart des procès se font sur la "voie publique", du moins lorsqu'ils concernent la plèbe, mais ne sont non pas jugées par cette même "voix publique " puisque généralement un conseil de quelques bourgeois est créé, et eux seuls apporteront la réponse finale. Dès lors, le condamné, les prisonniers, et tout ceux qui ne sont pas sommairement exécutés, sont dirigés vers Fort-Terreur , cet antique et effroyable Fort perdu dans les terres de la capitale, qui ne cesse d'alimenter les légendes.